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Les ouvrages d’art

publié le 6 avril 2007 (modifié le 3 août 2017)

Éléments familiers des paysages ruraux et urbains, les ponts et viaducs (ouvrages d’art), qui, au-delà d’être des maillons essentiels du réseau de transport, sont souvent porteurs d’images et de symboles, sont aussi un facteur du développement économique. Ils représentent un fort enjeu.

Le terme "ouvrage d’art" renferme une diversité de formes et de structures. Les ouvrages d’art nécessitent un entretien suivi et une organisation de service spécifique.

Le patrimoine :

Le réseau de la DIR Centre-Est compte 1563 ponts.
Le nombre de ponts non courants (67 viaducs supérieurs à 100 m) et leur localisation sur des axes à fort trafic et difficilement contournables par des déviations confèrent à ce patrimoine de très forts enjeux en termes techniques et de circulation.

Les murs de soutènement concernent près de 262 000 m² avec une forte concentration dans l’aire métropolitaine Lyonnaise et dans les Alpes du Nord.

Les écrans acoustiques (murs anti-bruit) font également partie du patrimoine.

Un autre type d’ouvrage spécifique à fort enjeu est constitué des dispositifs anti-éboulements. Il s’agit
principalement de filets de protection contre les chutes de blocs. Cet enjeu se rencontre surtout en Savoie
dans la Tarentaise et en Haute-Savoie le long de la RN 205.

Enfin, on rencontre dans le patrimoine de la DIR Centre-Est, 7 trémies ou tranchées couvertes et 8 tunnels. Ces ouvrages nécessitent parfois d’énormes moyens pour leur gestion et leur réhabilitation comme par exemple le tunnel des Monts à Chambéry.

Patrimoine géré par la DIR Centre- Est :

District Nombre Ponts Nombre Murs* nombre Trémies et Tunnels
Chambéry 180 481 8
Grenoble 85 7 1
la Charité/Loire 178 23 -
Lyon 190 86 -
Mâcon 267 9 -
Moulins 283 14 -
Saint-Etienne 163 149 6
Valence 217 25 -
TOTAL 1563 794 15

* Pour une surface de plus de 262 000 m²

L’entretien :

Ces ouvrages sont soumis à des sollicitations toujours croissantes, résultant de l’augmentation du trafic et des charges. Divers phénomènes physico-chimiques de dégradation sont aussi enregistrés et s’ajoutent au cycle naturel du vieillissement des structures.

Les ouvrages d’art méritent donc une attention particulière visant, tout à la fois, à garantir la sécurité des usagers,et à veiller à la conservation à long terme des structures en développant des pratiques respectueuses de l’environnement.
L’instruction techniques pour la surveillance et l’entretien des ouvrages d’art du 19 Octobre 1979 révisée le 26 Décembre 1995 fixe les dispositions applicables aux ouvrages d’art.

Surveillance :

La surveillance est destinée à tenir à jour une connaissance de l’état de chacun des ouvrages pour permettre d’effectuer en temps voulu les opérations d’entretien ou de remise en état nécessaires et, le cas échéant, de prendre les mesures de sécurité permettant de prévenir tous accidents résultant de la dégradation des ouvrages.

Elle consiste à suivre l’évolution d’un ouvrage à partir d’un état de référence et comporte :
la surveillance organisée : contrôle annuel, visite d’évaluation grâce à l’opération Image Qualité des Ouvrages d’Art organisée tous les 3 ans et inspection détaillée périodique tout les 6 ans,et les actions particulières de surveillance ou la surveillance renforcée

Tous les ouvrages doivent être entretenus :

L’ entretien courant demande des moyens légers en terme de matériel, de technicité et de coût.
Exemple : nettoyage, élimination de la végétation néfaste aux structures

L’entretien spécialisé concerne les opérations soit relevant de techniques spéciales (changement des joints de chaussée, remise en peinture …), soit nécessitant des moyens particuliers (mise en place d’enrochement, travaux immergés ….)

L’organisation des services :

Au sein du Service Patrimoine et Entretien une Cellule Ouvrages d’Art entièrement dédiée à la gestion du patrimoine ouvrage d’art assure les fonctions de maîtrise d’ouvrage, la définition des politiques et la programmation.

La maîtrise d’ouvrage porte sur les projets et opérations d’ entretien et de réparation. Les diagnostics des ouvrages en amont, permettent de passer des commandes aux bureaux d’études de la DIR pour des études et des travaux.

La programmation porte sur l’entretien et les opérations de grosses réparations des ouvrages et de leurs équipements.

La définition des politiques comprend :
La déclinaison locale des politiques nationales,
la définition des niveaux de service en matière d’entretien (structure, chaussées, équipements de sécurité - entretien courant et entretien spécialisé).

Le pilotage de la surveillance des structures et équipements :

Pour mettre en oeuvre la surveillance des ouvrages, et programmer leur entretien et leur réparations éventuelles, la cellule ouvrage d’art anime et pilote un réseau de correspondants locaux dans les unités territorialisées de la DIR soit des districts et des centres d’entretien et d’intervention.

Par ailleurs à l’extérieur la DIR dispose de l’appui de centres techniques spécialisés au sein du ministère de l’Equipement ( Service Technique des Routes et Autoroutes, Centres d’Etudes Techniques de l’Equipement …) pour apporter l’expertise nécessaire dans ce domaine très particulier.